Un Peu Perdu

Adapter un album jeunesse en film d’animation

Un peu perdu est l’adaptation du livre de Chris Haughton, publié en France chez Thierry Magnier.
Un album que beaucoup connaissent, aiment, relisent.
Un livre simple en apparence, mais d’une grande justesse émotionnelle.

Lorsque j’ai découvert le travail de Chris Haughton, j’ai eu un véritable coup de cœur pour son univers graphique, ses couleurs, son sens du rythme et sa manière de parler aux enfants sans les surplomber. J’ai eu envie de donner vie à cette histoire autrement, par le cinéma.

La voix de l’écureuil est jouée par Swann Brochier-Basso

À ce moment-là, j’étais entre deux projets au sein de Citron Bien Cinéma, la société de production que j’ai fondée avec Pierre Dron. J’avais aussi très envie de créer un film destiné aux tout-petits. Autour de moi, beaucoup d’enfants… et parfois beaucoup de distance.
Je repensais souvent à mon père, qui enregistrait pour mes sœurs et moi des histoires sur cassette. Nous les avons écoutées des dizaines de fois. Ces moments-là créent un lien très fort. C’est ce lien que je cherchais à retrouver avec ce film.

Une fabrication à hauteur d’enfants

Au départ, j’imaginais réaliser le film en papier découpé, pour que la forêt nous enveloppe, que l’on s’y perde vraiment. Mais les contraintes techniques — notamment pour les travellings — étaient trop importantes.

Je suis alors revenue au dessin, en me rapprochant au plus près de la technique de Chris Haughton, tout en l’adaptant au langage du cinéma.
Le film est entièrement numérique, mais dessiné à la main, sur tablette graphique, et réalisé sur TVPaint.

Pour obtenir des mouvements de caméra très fluides, j’ai travaillé à 60 images par seconde, soit le double de la cadence habituelle. Cela permet une immersion douce, continue, sans à-coups, particulièrement adaptée au jeune public.


Le son, les voix, la forêt

La musique a été composée par Nathanaël Bergèse (Adélie Prod).
Je souhaitais une musique simple, presque jouable par un enfant de cinq ans, avec des instruments évoquant la matière, le bois, la forêt.
La mélodie s’enrichit au fil du récit, à mesure que la petite chouette rencontre d’autres personnages.

Les voix ont été enregistrées en famille :
Loreleï, six ans à l’époque, prête sa voix à la chouette. Son frère Swann interprète l’écureuil. Leur mère joue la maman chouette, et David Basso la grenouille.
Cette proximité, cette simplicité, se ressentent à l’écran.

L’ambiance sonore a ensuite été créée par le Studio Pilon, donnant au film toute sa profondeur et son immersion.

Nathanaël Bergèse dans son studio, Adélie Prod

Un film court, un temps long

La réalisation du film a nécessité 90 journées de travail, réparties sur une année.
C’est à la fois beaucoup pour un film de cinq minutes, et peu pour un film d’animation.

Un film court n’est jamais « petit ».
Il condense du temps, des choix, des doutes, des essais, et une grande attention au détail.

Où voir le film ?

Un peu perdu est sorti en salles dans le programme À la découverte du monde.
Il est aujourd’hui disponible en intégralité sur notre plateforme VOD, en tant que bonus, aux côtés des films Les Mal-Aimés et Roquette et les Mal-Aimés.

👉 Accéder à la plateforme :
https://www.lesmalaimes.fr/vod-disponible/

Pour les projections publiques (scolaires, festivals, médiathèques, événements), une autorisation et des droits de diffusion sont nécessaires.
Le film n’est donc pas accessible librement — non par choix de restriction, mais par respect du travail de création et des cadres professionnels.

PS. Si vous ne connaissez pas le livre original, commandez le chez votre libraire préféré ou en cliquant sur l’image.

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Si ce film vous a touché, il continue sa vie ailleurs, auprès d’enfants, de familles et de lieux culturels. Merci de l’accompagner.

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Je réponds aux principales questions posées autour de ce film :


🎥 Pourquoi avoir adapté Un peu perdu en film d’animation ?

Tout est parti d’un coup de cœur pour ce livre et pour le travail graphique de Chris Haughton.

À ce moment-là, j’étais entre deux projets au sein de Citron Bien Cinéma, la société de production que j’ai fondée avec Pierre Dron. J’avais envie de me plonger dans un univers doux, sensible, et surtout de créer un film pensé à hauteur d’enfants.

Il y avait aussi une motivation plus personnelle. Autour de moi, beaucoup de jeunes enfants… mais pas toujours la possibilité d’être physiquement présente pour leur raconter des histoires.
Quand j’étais petite, mon père enregistrait pour mes sœurs et moi des histoires sur cassette audio. Nous les avons écoutées des dizaines de fois. Ces moments-là créent un lien très fort.

Avec Un peu perdu, j’avais envie de retrouver cette idée : raconter une histoire qui puisse accompagner les enfants, même en mon absence.

✏️ Quelle technique d’animation avez-vous utilisée ?

Au départ, je voulais réaliser le film en papier découpé.
Mon envie était que l’on puisse littéralement entrer dans la forêt, s’y perdre, s’y promener grâce à des mouvements de caméra, des travellings.

Mais faire des travellings en papier découpé est extrêmement complexe : cela demande beaucoup d’espace de tournage et un travail de lumière très lourd. J’ai donc choisi de revenir au dessin, en restant au plus proche de la technique et des intentions graphiques de Chris Haughton.

Le film est entièrement numérique, mais dessiné à la main sur tablette graphique.
J’ai travaillé à 60 images par seconde, soit le double de la cadence habituelle, afin d’obtenir des mouvements de caméra très fluides. Sans cela, les déplacements auraient été trop saccadés pour l’immersion recherchée.

L’ensemble du film a été réalisé sur le logiciel TVPaint, des dessins aux mouvements de caméra, en passant par les effets.

🎶 Comment avez-vous travaillé la partie sonore du film ?

La musique a été composée par Nathanaël Bergèse (Adélie Prod).

Je souhaitais une musique très simple, presque minimaliste, avec des instruments pouvant aussi servir de bruitages. Des sons en bois, en matière, pour rester en cohérence avec l’univers de la forêt où se déroule toute l’histoire.

Je lui ai également demandé que la mélodie puisse être jouable par un enfant de cinq ans.
À partir de là, Nathanaël a composé un thème qui s’enrichit progressivement : plus la petite chouette rencontre de personnages, plus la musique s’étoffe.

Le travail sonore est passionnant au cinéma, car il raconte une histoire parallèle à l’image.

🗣️ Comment se sont déroulés les enregistrements des voix ?

L’enregistrement des voix a été une aventure à part entière.

Loreleï avait six ans au moment de l’enregistrement. Ce n’est pas évident pour un enfant de jouer dans une pièce isolée, face à un grand micro, pendant une heure. Elle a été formidable. Son père, qui s’occupait de l’enregistrement, savait exactement comment la mettre à l’aise.

Son grand frère Swann, alors âgé de sept ans, interprète l’écureuil. Leur complicité naturelle se ressent dans le film.
Leur maman prête sa voix à la maman chouette, et David Basso interprète la grenouille.

Une session d’enregistrement très familiale, qui a donné au film une grande sincérité.

L’ambiance sonore de la forêt a ensuite été créée par le Studio Pilon, apportant profondeur et immersion à l’ensemble.

⏱️ Combien de temps a-t-il fallu pour réaliser ce film ?

Il m’a fallu environ 90 journées de travail, réparties sur une année.

Cela peut sembler beaucoup pour un film de cinq minutes, mais c’est au contraire assez court pour un film d’animation.
Chaque seconde demande du temps, de l’attention, des choix précis.

Aujourd’hui encore, lorsque je travaille sur de nouveaux films, il m’arrive de dépasser les cent journées de travail avant même d’en voir la moitié à l’écran.

👥 Combien de personnes ont travaillé sur le film ?

Pour le savoir, il suffit de regarder le générique.
Un générique raconte toujours beaucoup sur la fabrication d’un film.

J’encourage d’ailleurs les spectateurs à s’y attarder : c’est un espace où l’on peut glisser des clins d’œil, des remerciements, des traces du chemin parcouru.
Sur Un peu perdu, plusieurs personnes sont venues ponctuellement renforcer l’animation, comme Noémie Cathala, dont l’aide a été précieuse.